mercredi 20 novembre 2013

31. Mon enfant, c’est ma raison de vivre…

Ben oui… ça, on s’en doutait un peu en fait… Les enfants, c’est que du bonheur, c’est de la joie à l’état pur, et c’est notre raison de vivre quoi, normal…

Mais, je trouve quand même un peu étrange cette volonté de toujours faire croire aux autres que les gamins, c’est vraiment, mais vraiment, que-du-bon-heur !
C’est vrai quoi, les enfants, c’est vachement bien, mais faut être réaliste aussi (promis, on ne vous dénoncera pas si vous osez dire que parfois, vous en avez un peu ras la casquette). Les enfants, en plus d’être que du bonheur, c’est aussi : des nuits blanches à n’en plus finir, la fin de votre intimité aux WC, des gribouillis sur les murs, des entorses dues aux jouets qui traînent, des bouderies, des caprices, des « j’aime pas les câlins » et des « je te fais pas des bisous, tu pues de la bouche* ».

Bref… On a une sale manie quand on est infertile, c’est de voir tout ce qui concerne les enfants en rose bonbon (ouais, ça fait choupinou le rose bonbon !) sans y voir la moindre nuance de gris (aucun rapport avec un certain livre porno-sado-masochiste).
Et quand on nous dit qu’en plus : « Mes enfants sont ma raison de vivre », ben nous, on a juste, encore plus envie d’en avoir une aussi, de « raison de vivre »…


Note de l’auteure : pour ceux qui n’ont pas encore d’enfant, ne vous jetez pas sous un train ! Trouvez-vous rapidement une autre raison de vivre, achetez un poisson rouge !

* Cette dernière phrase est une pure invention ! Je sens évidemment très bon de la bouche, et même de partout, d’ailleurs !


6 commentaires:

  1. C'est ça....c'est tout à fait ça.....des raisons de vivre un peu diablotins parfois.....! !!

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  2. C'est à dire que lorsqu'on a énormément bavé pour y arriver à le faire enfin, cet enfant, (je suis une ex-infertile), qu'on a enchaîné GEU, FC, PMA etc. et que cela y est, cela marche, c'est ouf, un grand soulagement. Mais après l'accouchement, ya la chute des hormones, l'angoisse qui monte, la fatigue qui s'accumule... Au début, on tient, on tient, et au bout de qq temps, on se dit : "Put... ça va être ça ma vie ? mais pourquoi je voulais tellement faire cet enfant ?". Et là, à l'instant où on le pense, on culpabilise au max... Bref, au final, une mère, ça oscille entre "pétage de plombs" ('j'en peux plus de cette vie) et "mon enfant c ma vie" (faut mieux positiver après tout, maintenant qu'on a arrivé à le faire ! ).

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  3. Hi hi!
    Ok, en fait j'ai 8 chats pour me consoler de mon infertilité.

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